EXPOSITION MUSÉONÉRIQUE

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Bientôt, le Muséum fêtera ses 200 ans.
Animaux naturalisés, herbiers, insectes, fossiles… De nombreuses collections naturalistes s’y exposent, mais surtout s’y cachent.
D’où viennent elles ? Comment se sont elles constituées ? Quel est leur rôle et leur importance dans la connaissance du vivant et de l’évolution de la biodiversité ? Comment sont elles conservées aujourd’hui ? Comment le seront elles demain ?

Cette exposition « carte blanche » a pour vocation à mettre en expériences sensibles les collections riches du Muséum, et s’intéresser aux techniques scientifiques et métiers multiples qui soutiennent les dynamiques de collecte et de conservation des collections. Dans une esthétique posée par le collectif de la Fabulerie dans la scénographie.

Projet associant les points de vue scientifique et artistique, tout en ouvrant la richesse des collections à un maximum de publics.

Pour tous, ludique, mobilisant le plus grand nombre et notamment les jeunes générations.

Nous vous invitons à découvrir tout ce qui fait notre quotidien. Nos métiers, les enjeux de nos travaux, nos techniques de conservation et la face cachée de nos collections.

Venez explorer les coulisses du Muséum d’histoire naturelle de Marseille.


PASSER À LA CASSEROLE

La composition d’une assiette numérique gourmande  à partir des collections comestibles du Muséum.
Cette installation interactive propose aux visiteurs de prendre place à table, le repas étant presque servi. Les visiteurs dressent le plat de leurs rêves en conjuguant une sélection d’ingrédients et condiments situés dans les vitrines. Nous avons réuni ici différents spécimens comestibles de la faune et de la flore questionnant l’alimentation humaine d’aujourd’hui et de demain.  Bon appétit !

Collections valorisées : Alors que le port de Marseille est le théâtre d’échanges  commerciaux de matières premières, le premier Institut Colonial est créé par le Docteur Heckel : des échantillonnages de graines, épices ou soies y seront conservés en bocaux.  Ces collections sont présentées aux publics lors des Expositions coloniales de 1906 et 1922 avec une visée commerciale et pédagogique. Aujourd’hui elles sont conservées à l’Université d’Aix-Marseille et au Musée d’histoire et Muséum de la Ville de Marseille.

SE REFAIRE UNE BEAUTÉ
Une série de curiosités sonores et documentaires à explorer pour comprendre les différentes étapes de la taxidermie.

Cet espace invite les visiteurs à s’installer dans ce salon et tendre bien l’oreille.  Plusieurs spécimens naturalisés ont comme…repris vie ! Si quelqu’un décroche le téléphone, il aura la chance de rencontrer Mr Walter, taxidermiste de Sologne qui livre mille et une anecdotes sur son métier. Avant d’aller plus loin, les visiteurs sont invités à prendre le temps de se poser devant la coiffeuse pour recueillir quelques conseils « beauté sauvage ».

Collections valorisées : Les vertébrés naturalisés constituent une part visible importante des collections des muséums. C’est le travail des taxidermistes de préparer les nouveaux spécimens. Ils ont pour mission de donner l’illusion du vivant, tout en conservant formes, couleurs, expression et posture de l’animal. Si des qualités esthétiques ou pédagogiques mènent souvent à leur exposition aux publics, les spécimens détériorés ou ratés sont toujours conservés pour des raisons scientifiques et patrimoniales.

SORTIR DE SES RÉSERVES
Un voyage virtuel dans le Centre d’étude et de conservation du Muséum d’Histoire Naturelle de Marseille.
Installez-vous confortablement dans le grand fauteuil, coiffez-vous du casque de réalité virtuelle et laissez-vous guider dans cette déambulation commentée. L’exploration à 360° de différentes salles de conservation, vous propose de découvrir la diversité des collections conservées aux réserves, ainsi que les techniques et aménagements nécessaires à la bonne conservation des spécimens

Collections valorisées :
Les centaines de spécimens exposées au Palais Longchamp ne sont qu’une infime partie des collections du Muséum !  Plus de 600 000 spécimens sont conservés dans un Centre de conservation, vaste espace de 1 700m² délocalisé.Exposer des collections n’est pas la seule mission des Musées de France. Ils doivent également  conserver, inventorier, enrichir, restaurer et étudier ce patrimoine. Aux réserves, l’objectif n’est pas l’esthétique, mais l’optimisation du rangement et de la conservation préventive.

SORTIR LE GRAND JEU

Explorer et jouer avec les collections du Muséum !

Quel  bazar ! On dirait que Toby l’éléphant  s’est aventuré par ici… Les collections sont toutes chamboulées ! Il y en a partout ! La mission proposée aux visiteurs : remettre un peu d’ordre dans ces vitrines. Pour cela, ils s’installent sur une des tables interactives et tentent de résoudre, seuls ou à deux, les énigmes présentées.

 

Collections valorisées :

Aujourd’hui, la représentation de la classification des espèces permet de dessiner un véritable « buisson du vivant ». Les collections des muséums sont à l’image de la biodiversité et de cette classification.  Elle est avant tout le reflet de l’usage que les scientifiques en font. La biologie moléculaire a pris une importance croissante.

Les espèces sont regroupées en fonction de caractères communs et non plus de caractères absents.

FLÂNER CÔTÉ JARDIN

Un bureau dédié aux souvenirs liés au jardin zoologique de Marseille.


Dans ce bureau, la vue est remarquable.  Le café est presque encore chaud.

Une petite musique résonne encore. Petits et grands, glissent leurts yeux dans les lunettes stéréoscopiques puis explorent  les archives du jardin zoologique sur un grand bureau interactif.


Collections valorisées : Le Jardin zoologique s’enrichit par achats, dons, échanges ou retour d’expéditions. Les visiteurs admirent des animaux de tous les coins du monde et souvent rares : orang-outang, aigle, ours blanc, aras, girafe, éléphant, dromadaire, autruche, dauphin… À leur mort, beaucoup sont naturalisés pour le Muséum. C’est ainsi qu’une lionne, un éléphant d’Asie ou encore la première girafe exposée au public marseillais en 1864 vivent depuis plus de 100 ans une deuxième vie.

CHERCHER LA PETITE BÊTE

Une fabrique numérique de créatures

Les visiteurs s’installent sur un vieux bureau interactif pour faire naître un insecte tout droit sorti de leur imaginaire ! Ils font lentement pousser ses ailes, ses pattes, le mettent en couleur et se l’envoient par mai !

Collections valorisées : Les êtres vivants du monde entier sont rangés par les scientifiques et classés selon de grands ordres, familles, sous-familles… Quelque soit sa place, chacun a son nom en latin : genre et espèce.  C’est sa carte d’identité ! Ce système a montré son efficacité depuis 300 ans. A ce jour, près de 1,75 millions d’espèces possèdent un nom scientifique. Toutefois, il y aurait selon les chercheurs entre 10 et 100 millions d’espèces sur Terre ! Le travail est loin d’être fini…

 

CULTIVER SA CURIOSITÉ

Une sélection de trésors à écouter, observer et toucher !


Avant de se retrouver dans les musées aux mains de spécialistes, les trésors ramenés des expéditions à travers le monde sont collectionnés par de riches particuliers, qui entreposent ces trouvailles selon leur goût : les cabinets de curiosités. Et par ce que rester curieux c’est rester vivant, en voici-un, rien que pour les visiteurs du Muséum d’Histoire Naturelle de Marseille.

Collections valorisées :

Dès le 15e siècle, des cabinets de curiosités sont composés, pour le prestige de leur propriétaire, de pièces rares, belles, étranges et exotiques. Momies, carapaces, bijoux, coquillages et crânes sont dévoilés à quelques privilégiés. Peu à peu, la dimension esthétique est délaissée au profit de

l’intérêt scientifique et pédagogique : les cabinets de curiosités deviennent des cabinets naturalistes. Puis les saisies révolutionnaires, dons et collectes donnent naissance aux musées publics, qui aujourd’hui conservent, étudient et exposent.

PRENDRE LE LARGE

Un voyage immobile entre terre et mer, pour s’échapper le temps d’une histoire dans le mystère du monde marin.

Hassan le pêcheur dort encore, épuisé de longues heures à relever ses filets. Approchez-vous de sa malle à trésors et écoutez son histoire. Tout autour de vous, l’écho de ses espoirs. Raie, requin, poissons de méditerannée…

Mais les filets sont encore vides.

 

Collections valorisées : Les collections océanographiques du Muséum de Marseille sont marquées par l’illustre conservateur du Muséum A. F. Marion. Ce naturaliste provençal fonde en 1889 la station de zoologie marine d’Endoume, aujourd’hui Institut Méditerranéen d’Océanographie de l’Université Aix-Marseille. Parallèlement aux collections de poissons, algues, ou encore crustacés et méduses en bocaux, les collections de Conchyliologie regroupent plus de 144 000 coquillages marins.

CRÉDITS

  • Maîtrise d’ouvrage : Muséum d’Histoire Naturelle de Marseille
  • Maîtrise d’oeuvre : La Fabulerie | www.lafabulerie.com
  • Direction artistique : Axelle Benaïch
  • Commissariat scientifique : pour le Muséum : Anne Médard, Vincent Poncet, Justine Grès-Mansfield ; pour la Fabulerie : Lisa Jacquemin et l’ensemble de l’équipe.
  • Scénographie numérique : Axelle Benaïch et Camille Chaline
  • Suivi de production : Rim Dridi

 

Cette exposition a réuni le savoir-faire de l’équipe de la Fabulerie et de précieuses ressources associées :

  • L’équipe permanente de la Fabulerie :

Axelle Benaïch, directrice Camille Chaline, designer Rim Dridi, chargée d’administration et suivi de production Caroline Mellet, trésorière Yannick Vernet, président

  • L’équipe associée à la Fabulerie : Claire Chaygneaud-Dupuy, interviews et valorisation archives Carlotta Martini, interviews et création sonore Julien Campan, le fabuleux couteau suisse Miao Yu, animation 2D Jade Delahaye, reprise et intégration de contenus Antonin Dejou, composition des suites Time-line Développements numériques Gabriel Radakovitch, concepteur et animateur 3D Tristan Salaun, bidouilleur de l’extrême Simon Jacquemin, développeur Unity Benoit Mislin, Bm Studio Soutien à la création de contenus Agence sonore Domino studio, studio d’enregistrement Mustapha Chaoui, graphiste Vladimir Fricero, étalonnage Patrick Gherdoussi, photographe Clément Goguillot et Délices de Scène, écriture et narration Jonathan Gravina, Pom’n’tech Marine Laurent, design graphique de tous les contenus à jouer DSAA Design produit, Lycée Diderot, Chimère en volume Les partenaires et les publics ayant participé au projet VitroGram. Le taxidermiste Yves Walter et Anne-Marie Frilet pour leurs témoignages.

  • Toute l’équipe du Muséum, Anjelika, Cathy, Claire, Denise, Joëlle, Lucie, Manon, Marine, Martine, Pierre…et tou.te.s celles et ceux qui se reconnaîtront

  • Soutien aux décors et ébenisterie

Frédérique Barre & Ludmila de Loutchek de la Boulangerie, accessoires et finitions/intégration dispositifs Christian Paré, Jean-Philippe Venys, Michel Verrando- Muséum Priscilla Le Neindre, mise en peinture générale

Malo Mangin, design et fabrication bornes «Sortir le grand jeu» Sébastien Milhaud, soutien à l’agencement Luc Buisine, Alexandre Geoffroy, Christianne Barre

LA FABULERIE

 

La Fabulerie a 8 ans. Elle est marseillaise.
Elle incarne un collectif, un lieu, des espaces de réflexion et d’actions pour expérimenter des formes nouvelles d’accès à la connaissance et aux cultures numériques.

À la fois, manufacture numérique, lieu de programmation culturelle et espace de formation professionnel, la Fabulerie ne se range pas dans une case.

Expositions à valeur ajoutée numérique, atelier de bricolage numérique, cycles de conférence, université populaire, café et prochainement cantine…voilà tout ce que propose cette fabuleuse équipe.

Pour les croiser, venez boire un café au 10 boulevard Garibaldi, dans le premier arrondissement de Marseille !

www.lafabulerie.com